Dans Technologies

Le Congrès mondial sur l’industrie du mobile, qui se tenait cette année du 25 au 28 février à Barcelone, a une fois de plus été une opportunité de réseautage pour les entreprises œuvrant dans le milieu. Organisé par l’association mondiale des opérateurs et de constructeurs mobiles (GSMA) depuis 1987, ce congrès permet aussi d’assister à des conférences sur les dernières innovations technologiques.

Alors que le congrès de l’année dernière avait annoncé en grande pompe l’arrivée de joyn pour l’été 2012, on a profité de l’édition 2013 pour mousser sa popularité auprès des 70 000 participants.

Joyn, c’est quoi?

Joyn s’inscrit dans la tendance des communications mobiles enrichies. L’objectif est simple: amener l’expérience mobile de l’utilisateur à un autre niveau. Développé par la GSMA, ce produit permet plusieurs choses.

D’abord, un de ses principaux avantages est qu’il ne nécessite pas de connexion ou d’inscription. De plus, il permet le partage et le transfert de fichier pendant un appel téléphonique. Ces derniers peuvent également devenir des appels vidéo.

Ensuite, joyn permet l’envoi d’un SMS nouveau genre, car l’expérience multimédia qu’il offre est fonctionnelle sur toutes les plateformes. C’est donc dire qu’une personne possédant un iPhone peut utiliser joyn avec un ami qui a un BlackBerry ou un Windows Phone. La vidéo promotionnelle produite par Vodafone saura sans doute vous expliquez encore plus en détails l’étendu des possibilités.

Nul doute que le potentiel de joyn est énorme, car il facilite le transfert de fichier d’un dispositif un autre (ex : d’un mobile vers une télévision). Toutefois, on est en droit de se demander si les consommateurs seront au rendez-vous.

Joyn, pour quoi?

Toutes ces fonctionnalités, me direz-vous, sont déjà utilisables avec des applications comme Skype, WhatsApp ou Facebook Messenger. Et vous avez raison. Pourquoi donc développer un produit qui les regroupent toutes sous la même application alors?

Avant l’apparition de telles applications, les opérateurs de réseau mobiles, comme Telus, Bell ou Rogers, engrangeaient des profits lorsque les consommateurs envoyaient un SMS. Peu à peu, l’arrivée de WhatsApp, Facebook Messenger et autres a diminué la marge de profit des opérateurs de réseaux mobiles, car les messages sont traités par l’application. Joyn est donc une tentative de mettre la main sur une partie des revenus qui leur ont été pris. En fait, le GSMA prévoit que les profits des opérateurs de réseau mobile atteindront 1,6 milliards entre 2012 et 2016.

Et de quelle façon les quelques 200 opérateurs rejoindront-ils cet ambitieux objectif? Malheureusement, ce sera en pigeant dans les poches du consommateur. Oui. Après avoir été annoncé comme gratuit à l’été 2012, Joyn deviendra éventuellement un service payant. Même si l’industrie se défend en affirmant qu’elle offrira le service à un prix raisonnable, il est clair que les défis auxquels elle fera face ne sont pas un gage de succès.

Et le Canada dans tout ça?

Si vous n’aviez pas encore entendu parler de joyn, ne vous en faite pas. Vous n’êtes certainement pas les seuls. Après avoir été d’abord utilisé en Espagne, joyn a percé le marché coréen, allemand et américain, pour ne nommer que ceux-là. Le service devrait tranquillement s’attaquer au marché canadien. En ce sens, les abonnées de la compagnie américaine MetroPCS ont la possibilité, depuis le 25 février dernier, de partager l’expérience joyn avec des amis, partout en Amérique du nord.

La question demeure : le fait d’être payant nuira-t-il à ses chances de réussite? Qu’en pensez-vous? Serez-vous tenté par joyn lorsqu’il sera disponible au Canada? Préférez-vous les applications gratuites ou ce service de communication enrichie se démarque assez pour en justifier l’achat?

Kryzalid

Kryzalid

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