Dans Technologies

Est-il stratégique pour une entreprise québécoise de lancer une application iPhone, BlackBerry et Android? Cela implique de majeurs investissements financiers. Devrait-elle plutôt opter pour une solution mobile universelle?

Après avoir assistée aux derniers Montreal Mobile Monday, j’ai constaté que ce débat revenait à chaque conférence : faut-il créer une application native ou plus simplement un site Web mobile basé sur les technologies HTML5 (nommée couramment application web).

Définitions

Pour ceux qui ne proviennent pas du domaine informatique, comme moi, commençons par clarifier certains termes.

L’application native est une application développée à partir d’une plateforme à destination d’un type d’OS mobile. Pour faire simple, quand on parle d’application iPhone (spécifique et exclusive au iPhone), il s’agit d’une application native, c’est-à-dire propre à ce type d’appareil. On ne peut pas consulter ou télécharger une application iPhone sur un BlackBerry et vice versa.  Même chose pour les applications Android, elles sont des applications natives.

Le HTML5 est présentement la technologie Web de l’heure et qui est bien implémentée sur la majorité des navigateurs Web mobiles. En d’autres termes, il s’agit simplement d’une version mobile d’un site Web. Habituellement, à partir de son téléphone intelligent, on va être redirigé à un URL qui commence par la lettre « m », par exemple http://m.nomdusite.com/. Une version mobile peut être consultée à partir d’un iPhone, d’un BlackBerry ou n’importe quel téléphone intelligent, d’où le côté universel.

Les avantages de chaque option

Il existe de grandes différences techniques entre le HTML5 et les applications natives. D’un côté, le HTML5 est plus simple à utiliser, il est multiplateforme, et il est « ouvert ». D’un autre côté, les applications natives apportent une meilleure expérience utilisateur. Par exemple, les boutons et les moyens de passer d’une page à l’autre ne sont pas les mêmes sur iPhone et BlackBerry. Une application native permet de respecter les subtilités propres à chaque plateforme. De plus, les possibilités offertes par les environnements des applications natives évoluent à toute vitesse.

Un choix difficile pour une entreprise

Une entreprise qui désire une présence mobile doit décider de faire application Web en HTML5 ou d’investir dans une application iPhone ou Android ou BlackBerry. Développer une application sur iPhone et sur Android sont deux choses complètement différentes qui demandent deux projets, deux budgets. Idéalement, pour rejoindre le plus de gens possibles, l’entreprise qui ne veut pas une application Web devrait faire développer une version iPhone, plus une version Android, en plus d’une version BlackBerry. Évidemment, les coûts s’additionnent, voire se multiplient. De plus, un autre facteur entre en jeu : la fragmentation.

La fragmentation des plateformes

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le mobile est en plein expansion partout dans le monde. Le Canada est le 34ème pays le plus développé à propos du mobile. Au Canada, le taux de pénétration des téléphones intelligents est de 33%.  De ce groupe, 10% sont des iPhone, une autre petite pointe de tarte pour les BlackBerry et  une autre pour Android. Mais Android connait, de loin, la plus forte croissance. Cette fragmentation continue et les nouveaux joueurs se multiplient. Certains disent qu’en 2015, ce sera Windows qui aura la plus grande part de marché loin devant Android.

Source : comScore

Si on fait le calcul, en développant une application iPhone, seulement 3% de la population canadienne serait susceptible de télécharger votre application (10% de 33% = 3% pour iPhone).  On pourrait faire le même calcul pour BlackBerry et Android. La problématique de la fragmentation des plateformes mobiles est là pour rester.

Un modèle hybride?

Selon Marketing-mobile.ca, « le marché des applications de commerce mobile et des technologies émergentes n’a pas encore explosé, mais les faits nous suggèrent bien évidemment que ce jour n’est pas si lointain.» Comment les gestionnaires québécois peuvent-ils prendre la meilleure décision à court et à long terme? Y aurait-il un moyen de faire un modèle hybride? L’universalité du HTML5 combinée aux subtilités de l’expérience usager des applications natives?

N’hésitez pas à donner votre opinion et à compléter les avantages et les inconvénients de chaque option (applications Web en HTML 5 ou  applications natives).

Kryzalid

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